Souffrir, mourir, re-naître
“Nul ne peut atteindre l’aube qu’en passant par le chemin de la nuit”.
Khalil Gibran
"L'homme est un être vivant et souffrant avant d'être un être pensant"
Claude Lévi-Strauss
Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait le tour de sa prison"
Marguerite Yourcenar
"Je ne me tuerai pas, on oublie vite les morts"
Marguerite Yourcenar
Mon expérience de praticien m’a amené à mesurer jusqu’à quel point la vie n’est pas figée, bien au contraire. C’est pourquoi une psychanalyse ou une psychothérapie doit se faire dans un climat paisible et chaleureux de communication humaine et bienveillante en privilégiant un langage simple et accessible à tous. Ma formation me permet d'offrir à chaque personne un cadre où elle pourra s’exprimer en toute quiétude, dans une atmosphère où la discrétion et le dialogue s’adaptent à l’histoire de chacun et à ses besoins. C’est ainsi que, peut-être, le patient pourra mieux découvrir et comprendre son histoire, son inconscient.
Une psychanalyse ou une psychothérapie constitue pour certaines personnes une des aventures les plus importantes de leur vie. S'engager dans un processus thérapeutique entraîne des bienfaits souvent inespérés chaque fois qu’on expérimente sa nouvelle liberté et que l’on peut ressentir du bonheur sans se sentir coupable ou angoissé. La cure représente un outil d’évolution personnelle de premier ordre car elle entend résoudre des processus psychologiques inaboutis dans l’enfance et "la récupération de ses facultés d'agir et de jouir de l'existence" en redonnant au patient pour la première fois l'accès à son potentiel bloqué par ses conflits inconscients.
C'est donc à tout cela, qu'une des fins de la thérapie (à mon sens) est avant tout de libérer les différentes pressions et blocages du refoulement auxquels la personne est soumise et qui ne sont qu’un enchevêtrement de carcans psychiques stricts la plupart du temps d’origine psychologique, familiale, culturelle, religieuse, sociale qui "sabotent" nos espérances tout en amputant nos possibilités...
Il y a tant de désirs; tant d'attentes et d'espoir. Tant de souffrance. Si proches. Qui affleurent à la surface de notre vie, prêts à jaillir; il suffit parfois de rien...Souffrance liée à notre propre histoire, blessures de la destinée. Douleur de vivre...souvent seul(e) avec ou au milieu des autres. Désert affectif... Souffrance toujours là, tapie, présente, frémissante sous l'épiderme de l'existence. Une souffrance trop facilement à portée de main; Il suffit de peu de choses, des problèmes psychologiques qui deviennent insupportables, des échecs quel que soit le domaine , une réflexion profonde, une rupture avec un proche, avec ses enfants, sa famille, une dépression, une crise existentielle, des conflits...une disparition nous rappellent que nos espoirs, nos rêves les plus profonds, nos désirs d'amour, d'amitié, de sens, ne peuvent être réalisés à cause de certains blocages...
Souvent ces attentes les plus légitimes deviennent impossibles et la douleur de vivre si insupportable que nous cherchons de l'aide ou du réconfort auprès de nos proches, de Dieu ou parfois des psychothérapeutes. Je pense que la raison d'être de la thérapie est souvent cette souffrance existentielle qui touche au plus intime de l'être : la solitude , l'angoisse, les refoulements des impératifs affectifs et sexuels, le mal être ou encore les plaies ouvertes d'un vécu douloureux, la souffrance. Dans les psychothérapies ou les analyses que j'ai menées avec chacun de mes patient(es), ma principale présomption clinique ( présomption sur laquelle j'ai affiné ma pratique et forgé mes outils) est que la souffrance et l'angoisse fondamentale naissent des tentatives désespérées concientes ou inconcientes pour affronter les dures épreuves de la vie, les données préalables de l'existence.
C’est à un travail parfois dans une certaine solitude à laquelle seront exposées ces personnes qui vivent dans la souffrance mentale si elles décident de risquer la rupture, de dénouer une dépendance impossible à dénouer je veux dire une indépendance véritable, d’où naît le sentiment de vivre.
Il s’agit d’affronter la culpabilité de rompre avec ce qui les a enchainés.
Le travail psychanalytique viserait à les aider à se libérer de ce qui est la cause de leur désespoir de vivre. Il faut les accompagner jusqu’à ce point où la vie n’est plus éprouvée comme le plus important, jusqu’à ce point de dessaisissement, d’abandon qui est celui le point d’origine du rejet pour ce qui les a bloqués, ce à partir de quoi la souffrance s’est constituée. Si ces personnes peuvent faire l’épreuve de cette traversée, c’est-à-dire de la traversée de ce qui les entrave et aller jusqu’au bord du désir de mourir... alors elles pourront choisir, elles, de vivre, de renaître pour retrouver un corps et une identité, une vie qui sera la leur.
La psychanalyse peut-elle vraiment guérir ce mal-être ?
Les jeunes générations de psychanalystes contrairement à leurs aînés ont brisé ce tabou et disent sans complexe haut et fort :«He bien, je l’affirme d’emblée : oui, la psychanalyse guérit. Ce n’est pas un avis personnel ni une vague impression, mais un constat établi par de nombreux professionnels. Moi-même, j'ai eu la satisfaction d'avoir traité beaucoup de patients dont les troubles souvent graves se sont définitivement estompés. La guérison est un fait que je constate régulièrement depuis plus de quarante ans dans l’exercice de mon métier, en recevant des enfants, des adolescents, des adultes ou des couples ; la plupart viennent me consulter pour être délivrés d’une souffrance devenue insupportable». Nasio (J.D)
La psychanayse a justement pour but essentiel de constituer l'homme, non en formules, mais en réalité : cet homme-ci, et puis cet autre, et puis encore celui-là, car il s'agit de "changer de vie"... Freud
Un moment pour soi, une chance qu'on se donne pour vivre mieux.
Chaque séance est une perle, une pierre qui, à travers tous les mystères, conduit non pas à des contenus mais à la capacité de voyager, en avant, en arrière, dans le temps. Le moteur de l'analyse et de l'activité narrative est le besoin que le non dicible et la non capacité de dire trouvent un espace temps qui conduise à la capacité de rêver, de penser, de dire, de guérir, de créer...la thérapie ne devrait pas se borner à réduire et à faire disparaître le symptôme, mais tendre à libérer l'accomplissement. La guérison réside essentiellement dans cette fécondité retrouvée, dans cette lente émergence qui convertit la souffrance en découverte. La guérison est la mort du monstre. Elle est l'ascension à une nouvelle connaissance. C'est une réinvention du monde, semblable à celle que rencontre l'artiste dans son travail au quotidien avec la matière, semblable à celle que demande la guérison de celui dont la souffrance, l'indifférence, le rejet, la cruauté, la dépression, la maladie, la violence de l'autre, des autres a été à l'origine de la sidération, de la prostration, du désir de mourir... et dont la faim de vivre ne pourra être assumée comme telle qu'en se reconnaissant pour ce qu'elle est : affective, sexuelle mais aussi spirituelle...
Faites de votre vie une oeuvre...
La pratique que je mets en oeuvre se base sur les apports théoriques de Freud et Lacan, mais également des autres théoriciens et psychanalystes qui ont depuis des décennies abondé la discipline.
Mais en tant que psychanalyste-psychothérapeute, ma pratique et mes références théoriques ne se limitent pas à une école ou à une technique particulière. J'ai choisi le dialogue et l'enrichissement réciproque entre les différents courants et les orientations diverses. L'ouverture est une source de fécondité des échanges entre les différences...
Ma démarche respecte les droits des individus et du développement de leur potentiel. Je pose comme valeur fondamentale l'autonomie éclairée du sujet dans ses choix personnels.
Parfois je ne réponds pas au téléphone durant les séances !
Laissez un message précisant vos coordonnées sur le répondeur.
Vous pouvez me contacter par email : cela me permettra de mieux comprendre votre motivation avant le premier entretien.