PSYCHOTHÉRAPIES PSYCHANALYTIQUES DE COURTE DURÉE
" la thérapie brève vise la diminution la plus rapide, la plus complète et la plus durable possible de la douleur et ce de la façon la moins envahissante qui soit."
Cummings
Bien que la plupart des pionniers célèbres des thérapies brèves soient en majorité américains appartenant à l’Université de Stanford, Palo Alto. De nombreux centres se réclamant de leurs théories et de leurs pratiques fonctionnent depuis déjà longtemps aux Etas Unis et en France. Si l’on adjoint le vocable de “ bref” à ces thérapies, c’est que les auteurs désirent se démarquer de la psychanalyse classique sans pour autant se référer à la psychanalyse.
Il me semble qu’il est important de préciser d’emblée que parmi les psychothérapies brèves que je pratique, le traitement que je propose ici concerne la psychothérapie d’inpiration psychanalytique dont la durée est limitée à quelques mois.
Les psychothérapies brèves sont des cures de nature psychologiques dont la durée est largement plus courte de celle de la psychanalyse . Ainsi c’est par rapport au traitement analytique classique que l’on détermine la brièveté de la durée. Les psychothérapies brèves sont de plus en plus utilisées en France. Leurs indications (et contre-indications) très précisément définies . Elles varient des formes les plus directives et centrées sur l'événement , jusqu'à celles qui sont plus typiquement interprétatives et centrées sur la personnalité . E. Gillieron (1996) avec " l’investigation psychodynamique brève " est en Suisse (Lausanne) et en Fance la principale référence dans le domaine des thérapies brèves.
Pour aller à l’essentiel, je dirai que le modèle qui m’inspire et auquel je me refère est celui que préconise E. Gilléron (1983) (1996). L’investigation psychodynamique brève y est centrée sur les premiers entretiens de psychothérapie. Elle a pour objectif de mettre en évidence, avec le patient, la nature du changement psychique recherché et les meilleurs moyens pour y parvenir. Ses premières conséquences sont de permettre au patient d’élaborer une demande de soins adaptée aux origines du conflit, de renforcer l’alliance thérapeutique et quelquefois de résoudre la crise qui a amené le patient à consulter. Les séances se déroulent en face à face et le thérapeute donne pour seule consigne la règle des associations libres. La nature des interventions faites lors des entretiens préliminaires d’investigations doit permettre au patient de saisir le genre de travail qui sera accompli.
Une fois les conditions de base fixées, la règle de l’association libre énoncée, le thérapeute laisse le processus se dérouler, exactement comme en psychanalyse.(...)
Le thérapeute suivra son patient au plus près possible sans négliger aucune association en insistant sur le fait qu’il s’agit pour lui de comprendre le matériel associatif et non de le diriger. Ses interventions ont pour but de favoriser les associations libres et de permettre de réelles prises de conscience. On voit alors se dérouler un processus accéléré, qui par certains aspects ressemble à ce qui se passe en psychanalyse ! C’est le patient qui indique le temps qu’il s’accorde subjectivement pour résoudre ses difficultés. Le thérapeute a lui-même sa propre idée à ce propos.La durée habituelle varie entre trois mois et un an à raison d’une séance par semaine voire deux. La date de la dernière séance est fixée avec précision.